Accueil

Les cahiers de Joséphine

Idées à partager dans le domaine des arts plastiques à l'école maternelle

12 décembre 2011

Neuf carrés et carré neuf.

J'avais gardé cet ancien modèle de carte qui datait de 2001 dans l'espoir de reprendre l'idée un jour pour ma classe.
C'est une carte pour la nouvelle année. On pense rarement à en préparer avec nos élèves car on privilégie la fête de Noël.

carte2001a

J'ai donc gardé le principe des  9 petits carrés sur un grand carré.(15 x 15)
Faire préparer diverses techniques sur des feuilles séparées (empreintes, encres, craies, peinture à l'éponge, crayonnage, coloriage, etc....) en variant les couleurs.
Pour aller plus vite, chaque enfant peut préparer une seule technique sur une feuille A5
Mettre en commun toutes les feuilles de techniques.
Donner aux enfants un gabarit en carton fort d'un carré (3,5 x 3,5) et leur demander d'en tracer le contour sur 9 techniques au choix.
Découper et coller les 9 petits carrés obtenus sur le grand, en se référant au modèle.
Coller les chiffres (découpés par la maîtresse pour les plus jeunes) comme sur le modèle.

Voici celui que j'ai réalisé pour le blog .
- traits de feutre dans tous les sens
- coloriage dans le sens oblique, au crayon de couleur
- encre sur feuille mouillée
- peinture marbrée
- coloriage au pastel gras
- peinture acrylique
- tampon violet
- crayonnage dans plusieurs sens au crayon de couleur
- empreinte de carton ondulé avec peinture

Les chiffres ont été faits aux feutres

Carte2012a

Une variante, avec des matières diverses (intéressant si, en sciences, on a travaillé précédemment sur les différences entre les matériaux)
- carton
- feutrine
- papier métallisé
- tissu
- liège
- papier structuré blanc
- calque
- carton ondulé blanc
- papier kraft
Les chiffres ont été dessinés, découpés et collés. 

Carte2012b

Cette idée peut-être reprise pour l'en-tête de calendriers également

Posté par Josephine_Th à 06:30 - Technique mixte - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Commentaires sur Neuf carrés et carré neuf.

    grrrrr canal blog enfin!

    en effet y a matière à variations
    et tu as encore bien bossé pour nous

    merci

    ps j'aime aussi l'idée des échanges entre enfants '"mise en commun " étape 2

    Posté par Barbara, 12 décembre 2011 à 11:40 | | Répondre
  • Super idée ! Moi j'en fait une, mais en janvier. Comme je n'avais pas encore réfléchi, on ne sait jamais...

    Posté par Monique, 12 décembre 2011 à 19:24 | | Répondre
  • J'aime beaucoup ces deux idées !!! Je vais l'utiliser. Chacun choisira celui qu'il préfère.

    Posté par lerval, 12 décembre 2011 à 19:15 | | Répondre
  • Mardi à l'école j'ai déjà commencé à récupérer des chutes pour réaliser cette carte. Intéressant aussi à garder les feuille un peu "molletonnées" qu'il y a dans les boîtes de chocolat !!!

    Posté par lerval, 14 décembre 2011 à 20:49 | | Répondre
  • Oui, c'est vrai Lerval! Je les conserve aussi et j'ai même essayé de dessiner dessus , mais essai peu concluant, qui a d'ailleurs fini à la poubelle. Pour le découpage, ce sera parfait!

    Posté par Josephine_Th, 14 décembre 2011 à 21:27 | | Répondre
  • Très joli site, bravo .........

    Un grand merci pour ton passage.
    J'en profite pour te souhaiter de très joyeuses fêtes de fin d'année à toi et tes proches.
    biz

    Posté par Naell, 16 décembre 2011 à 18:49 | | Répondre
  • merci encore, j'ai repris cette idée pour ma classe, mais ayant 25 élèves, des CP à présent et donc pas d'aide maternelle, j'ai travaillé un peu différemment : au lieu de carrés, les enfants ont pu choisir entre 4 formes, variation de la couleur pour le fond et ils n'ont travaillé qu'avec des crayons et stylos, un peu de papier cadeau (utilisation du gabarit), l'idée était de s'organiser dans l'espace de la page avec 2018, et de laisser chacun exprimer sa créativité en réinvestissant ce qu'ils savaient déjà faire. Puis d'échanger nos impressions ensuite en les affichant tous au tableau. Les résultats sont très variés : https://www.instagram.com/p/BdxUOQJBDe_/?taken-by=sophie_des_bonheurs

    Posté par NounoursPTML, 10 janvier 2018 à 14:33 | | Répondre
    • C'est une excellente idée et une façon de montrer qu'en partant d'une
      idée, on peut trouver x variantes intéressantes. Tes élèves se sont pas
      mal débrouillés.
      Bises
      PS : je n'ai jamais eu d'Atsem pour faire mes découpages, même avec 45
      élèves inscrits. J'ai toujours tout préparé moi-même. Mais c'est vrai
      qu'au CP, il y a bien d'autres choses à faire.

      Posté par Josephine_Th, 10 janvier 2018 à 14:54 | | Répondre
      • chapeau !! (même si aux dires d'une ancienne collègue, la maternelle était assez différente il y a plus de 20 ans, cela n'empêche que tu ne faisais pas ce découpage sur temps de classe...)

        Posté par NounoursPTML, 10 janvier 2018 à 15:22 | | Répondre
        • Non, la maternelle n'était pas différente en 1973 quand j'ai débuté. En
          tout cas pas dans le Nord.
          Nous fonctionnions par groupes d'activités sauf que nous avions plus de
          groupes pour une classe de 50 inscrits (TPS, PS ou MS) et 45 inscrits (GS).
          Tout le monde ne passait pas par l'EN (Ecole Normale, ancêtre des IUFM).
          En 1975, j'avais une classe de 50 TPS/PS le matin, comme mi-temps d'une
          instit titulaire. Je faisais psycho-motricité de 9h à 9h30. L'Atsem
          m'aidait pour la mise des chaussons dès l'accueil des enfants à 8h30 et
          pour la remise des chaussures après. Heureusement, car ça me menait
          pratiquement jusqu'à l'heure de la récré, à moins de réduire le temps
          d'EPS. Je faisais chant pendant que l'Atsem finissait de mettre les
          chaussures.
          Après il fallait habiller les enfants pour la récré....et les
          déshabiller à 10h30 avant le passage aux toilettes.
          Alors là évidemment, j'avais droit à la présence de l'Atsem.
          Mais ensuite, pour la demi-heure d'ateliers, j'étais seule dans la classe.
          Comme je n'étais pas titulaire de la classe, la titulaire avait
          barricadé ses coins jeux pour que je ne les abîme pas.
          Pas de coin cuisine, ou poupées, ni même déguisements pour y mettre
          quelques enfants à jouer.
          A l'époque, notre inspectrice refusait qu'on y envoie les enfants pour
          jouer librement, et il fallait qu'ils aient une consigne pédagogique, un
          petit travail à y accomplir (tri de couleurs, consigne codée, etc.).
          Il me restait le coin livres. Je dirigeais un atelier langage, lecture
          ou mathématiques avec une dizaine d'enfants pendant que les autres
          étaient répartis dans des ateliers plus occupationnels, comme un
          coloriage, du découpage-collage, de la peinture, des puzzles ou des jeux
          de constructions sur le tapis.
          Chez les petits de 2 ans, il y avait souvent des absents (4 à 5) mais il
          m'est arrivé d'avoir la classe complète.
          L'après-midi, j'étais la demi-décharge d'une directrice dans une classe
          de GS de 45 élèves, TOUS présents. Et là, ça fonctionnait en ateliers de
          lecture, maths, graphisme, dessin, peinture, découpage, etc. comme
          maintenant.
          Pas un seul coin jeux dans la classe (pas de place).
          Les 2 écoles étaient séparées de 2 km que je parcourais au pas de course
          (je n'avais pas de voiture) pendant l'heure du midi après avoir fait le
          service de cantine.
          Eh oui, je n'étais pas titulaire et je n'avais pas mon mot à dire,
          sinon, on m'envoyait à Pétaouchnok dans des quartiers difficiles. Alors
          quand c'est comme ça, on serre les dents et on se tait.
          Dans cette classe de GS, l'Atsem n'intervenait qu'aux toilettes.
          Je me tapais les découpages chez moi, le soir. Pas d'ordinateur pour mes
          préparations, même pas de bouquins qui parlaient de la maternelle (à
          l'EN, ancienne IUFM, on ne parlait que de l'enfant de 6 à 11 ans. La
          maternelle, c'était la grande inconnue). C'était l' inspectrice qui nous
          faisait la formation, le mercredi après-midi.
          La seule différence avec les 15 dernières années de ma carrière, c'est
          qu'on nous demandait moins de paperasses.
          Pas de livret d'évaluations, pas de programmations, pas de projets
          écrits noir sur blanc, pas autant de réunions. Mais un cahier journal et
          un cahier de préparations, ça oui. Et en tant que remplaçante, on avait
          intérêt à ce que ça soit impeccable car la conseillère pédagogique
          passait régulièrement, à l'improviste, vérifier notre travail.
          Puis à la fin des années 70, on a réduit les effectifs à 35 par classe.
          Un vrai soulagement !
          J'ai fini avec des classes entre 28 et 30 élèves, sans jamais avoir eu
          une Atsem qui me faisait mon boulot.
          Voilà pourquoi je réagis violemment quand j'entends les enseignantes de
          maternelle se plaindre d'être débordées.
          Quand je compare avec certaines, je me dis qu'on n'a pas fait le même
          boulot.

          Posté par Josephine_Th, 10 janvier 2018 à 18:51 | | Répondre
          • ah oui quand même !! Un grand merci pour ton témoignage, je sais à qui je peux le faire lire
            mais tu as connu les pires conditions, je n'ai pas (personnellement en tant qu'élève) connu de telles classes !! bon c'est la campagne, mais le taux d'encadrement devait bien être le même et je me souviens qu'il y avait 2 classes de maternelle sur 8 ou 9 classes (mes années maternelles : 75 et 76)

            Posté par NounoursPTML, 11 janvier 2018 à 13:11 | | Répondre
          • La métropole lilloise est très peuplée et les enfants étaient et sont
            toujours accueillis dès leurs 2 ans. Mais dans les villages du Pas de
            Calais (le département voisin, plus rural), et même les petits patelins
            du Nord,  les classes n'étaient pas aussi chargées. Une de mes collègues
            enseignait à une cinquantaine de kms de chez nous et n'avait que 19
            élèves, tous âges mélangés, alors que nous en étions à 35 par classe,
            dans les années 80.
            Notre ville de 45000 habitants, compte 25 écoles (élémentaires +
            maternelles) publiques et aussi 4 ou 5 privées, 3 collèges publics et 1
            privé, 1 lycée public et un LEP. Tout est plein!
            Et je ne te parle pas de Roubaix, la ville voisine où j'ai enseigné
            aussi et qui compte, je crois bien, une soixantaine d'écoles primaires
            et maternelles (publiques et privées) sans compter les nombreux
            collèges, lycées et universités.
            Tourcoing, idem.
            Quant à Lille, il y en a tellement que je ne connais même pas le nombre.
            Une petite idée ici :
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_%C3%A9tablissements_scolaires_de_Lille
            Quand on sait que 80 villes sont toutes collées les unes aux autres
            autour de Lille, imagine la densité de population dans les écoles de la
            métropole lilloise.
            PS: en 76, quand tu étais en maternelle, j'ai passé mon CAP pratique
            avec une classe de 44 inscrits et ce jour-là, j'ai fait classe devant le
            jury d'inspecteurs avec 38 présents.
            Tu parles de 2 classes de maternelle sur 8 ou 9 ? J'ai enseigné dans des
            maternelles de 8 classes alors que l'élémentaire à côté comportait une
            quinzaine de classes.
            Nous avons encore des groupes scolaires (maternelle + élémentaire) de 15
            à 16 classes.
            Oui, quand on vit à la campagne, c'est difficilement imaginable
            Bises

            Posté par Josephine_Th, 11 janvier 2018 à 23:24 | | Répondre
Nouveau commentaire